Décarbonation et énergie
Bilan Carbone 2023 de l’université Paris 8
En 2025, l’université Paris 8 a réalisé son premier bilan carbone. L’exercice a porté sur l’activité de l’établissement en 2023, qui a généré 21 890 tonnes de CO2 équivalent.

Résultats principaux
En 2023, les postes d’émissions GES les plus émetteurs sont :
- les déplacements, avec principalement les déplacements domicile-campus,
- les immobilisations, avec notamment les travaux réalisés sur le parc immobilier de l’établissement,
- les achats de services et de biens.
Plan de transition
Conformément à la méthode Bilan Carbone®, l’université s’est dotée d’un plan de transition afin de réduire ses émissions GES d’ici à 2030 et favoriser l’émergence d’une société bas carbone. Elle s’inscrit dans la lignée des stratégies nationales et internationales de lutte contre le changement climatique (Stratégie Nationale Bas Carbone, Accord de Paris, …).
Ainsi, l’université Paris 8 vise une diminution de 10,5% de ses émissions d’ici 2030 par rapport à 2023. Dans ce contexte, la réalisation d’un Bilan Carbone tous les 3 ans permet de suivre et de mieux piloter l’évolution des émissions GES.
Pour atteindre ces objectifs, l’université définit et met en œuvre un ensemble d’actions comme :
- mettre en place un protocole d’achats durables,
- favoriser des travaux sobres et performants,
- mettre en place une politique de voyage décarbonée, et
- inciter au covoiturage pour les déplacements domicile-campus faits en voiture.
Méthode de calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES)
Le calcul des émissions de GES se fait par la multiplication de données physiques ou monétaires avec des facteurs d’émission associés. La plupart de ces facteurs d’émission proviennent de la base carbone de l’ADEME et résultent d’études d’analyse de cycle de vie.
Le périmètre défini pour l’exercice permet de mesurer les émissions de GES directes et indirectes significatives produites sur l’année 2023.

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Et pour découvrir les engagements de l’établissement en matière de décarbonation, consultez le schéma directeur Développement Durable et Responsabilité Sociétale et Environnementale.
L’université Paris 8 s’engage pour réduire sa consommation d’énergie et fait le choix d’une transformation progressive de ses pratiques et de ses infrastructures.
Un cadre réglementaire qui structure l’action
L’université s’inscrit dans une trajectoire encadrée par la Loi Élan et le Décret Tertiaire, adoptés en 2018. Ces dispositifs fixent des objectifs clairs de réduction des consommations énergétiques dans les bâtiments tertiaires, avec des échéances à moyen et long terme : -40 % d’ici 2030, puis -50 % en 2040 et -60 % en 2050, en prenant 2017 comme année de référence.
Des résultats déjà visibles sur le campus
Sur le site de Saint-Denis les objectifs ne restent pas théoriques. Entre 2017 et 2024, la consommation énergétique du site a fortement reculé, passant d’environ 14 GWh à 8,4 GWh, ce qui permet à l’université d’atteindre dès aujourd’hui l’objectif fixé pour 2030, avec une consommation autour de 97,2 kWh/m²/an.
Cette baisse de la consommation énergétique sur 2024 par rapport à 2017 a permis une réduction de la facture énergétique de l’ordre de 800 000 €.
Ces résultats reflètent des arbitrages concrets en faveur d’une politique énergétique volontariste : ces dernières années des travaux de rénovation énergétique ont été menés ainsi qu’ un suivi technique plus précis des installations, en parallèle de la création d’un poste d’energy manager.
La rénovation du bâtiment C, un projet emblématique
La rénovation du bâtiment C illustre concrètement et de manière emblématique la direction prise. Ce bâtiment, identifié comme énergivore, a été repensé selon la démarche EnergieSprong, ce qui constitue une première pour un bâtiment tertiaire universitaire en France.
L’idée centrale est celle de la rénovation Net Zéro énergie, pour aller vers un bâtiment capable de produire autant d’énergie qu’il en consomme. Pour y parvenir, plusieurs interventions ont été réalisées :
- Amélioration de l’isolation thermique
- Autonomie énergétique (panneaux solaires)
- Systèmes énergétiques rénovés (chauffage, ventilation et régulation)
- Relamping
- Gestion technique centralisée
Un mix énergétique principalement décarboné
Le mix énergétique de l’université repose principalement sur le chauffage urbain (42 %), l’électricité (44 %) et le gaz (14 %).
Une partie importante du réseau de chauffage urbain utilisé est issue d’énergies renouvelables, ce qui contribue à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Même si certains sites restent encore dépendants du gaz, l’ensemble du patrimoine immobilier est assez performant sur le plan climatique.
Une dynamique à pérenniser
Les résultats obtenus jusqu’ici sont encourageants, mais ils s’inscrivent dans un processus plus long. Désormais, l’enjeu est de maintenir cette dynamique et de continuer à améliorer les performances énergétiques du campus dans les années à venir.
Pour découvrir les engagements de l’établissement en matière de décarbonation, consultez le schéma directeur Développement Durable et Responsabilité Sociétale et Environnementale, et la politique de mise en œuvre sur la réduction des consommations avec le schéma directeur Énergie-Eau et le Plan de sobriété énergétique.


